Face aux défis liés à la circulation des rumeurs et des fausses informations pendant l’épidémie de la maladie à virus Ebola, la Croix-Rouge renforce l’implication des médias dans la communication avec les communautés. Lundi 17 août, elle a organisé à Beni un briefing destiné aux journalistes sur la maladie à virus Ebola et sur les mécanismes de la riposte.
L’activité avait pour objectif de renforcer les connaissances des professionnels des médias afin de leur permettre de diffuser des informations fiables, vérifiées et compréhensibles sur Ebola, notamment sur son mode de transmission, les moyens de prévention, la prise en charge des malades et les différentes mesures mises en œuvre dans le cadre de la riposte. Pour la Croix-Rouge, l’enjeu dépasse la simple transmission des messages sanitaires. Il s’agit également de renforcer le dialogue avec la population, dans un contexte marqué par la circulation rapide de rumeurs et d’informations non vérifiées.
Kally Maluku, point focal Communication des risques et engagement communautaire (CREC) du CICR en RDC, estime que les journalistes ont un rôle essentiel à jouer dans cette dynamique.
« Il est important que les journalistes disposent de toutes les informations sur la riposte afin qu’à leur tour ils puissent bien communiquer et donner une bonne information à la population », a-t-il indiqué.
Selon lui, une information fiable contribue à réduire la confusion, à renforcer la confiance entre les communautés et les équipes de riposte et à encourager l’adoption des comportements recommandés par les autorités sanitaires. Mais pour être efficace, la communication doit également fonctionner dans les deux sens. Les médias sont ainsi appelés à recueillir les préoccupations de la population, à identifier les rumeurs qui circulent dans les communautés et à les soumettre aux experts de la riposte afin d’obtenir des réponses précises.
« Voilà pourquoi, après cet échange avec les journalistes, ils vont animer des émissions interactives pour recueillir les feedbacks de la population et, ensemble avec les experts de la riposte, y apporter les éléments de réponse », a expliqué Kally Maluku.
Dans cette perspective, un réseau de 13 radios communautaires synchronisées doit être mobilisé afin d’élargir la portée des messages de sensibilisation et de permettre aux populations d’accéder à des informations harmonisées sur Ebola.