L’organisation non gouvernementale World Hope Giver (WHG) a clôturé, ce samedi 5 septembre 2026 à Beni, un atelier de renforcement des capacités destiné à 25 défenseurs des droits humains (DDH) issus de la ville et du territoire de Beni. Durant trois jours, les participants ont été formés sur plusieurs thématiques liées notamment aux principes fondamentaux des droits humains et du droit international humanitaire, aux enjeux et défis de la protection des civils, au positionnement stratégique des défenseurs des droits humains dans la protection des populations ainsi qu’à la promotion de la cohésion sociale.
À l’issue de cette formation, les participants ont salué l’initiative de WHG, estimant que les connaissances acquises contribueront au renforcement de leur travail quotidien au sein de la communauté. Samuel Don Sekanabo, président du Parlement urbain de la jeunesse de Beni et l’un des participants, a remercié l’organisation pour cette initiative. Il a également insisté sur la nécessité de multiplier ce type d’activités dans une région confrontée à la propagation des discours de haine et de la désinformation.
« Premièrement, je remercie WHG pour cette activité. Notre zone est rongée par les discours de haine et la désinformation. En tant qu’activistes des droits humains, nous avons l’obligation de barrer la route à ce fléau qui gangrène notre communauté depuis un certain temps. Cet atelier a apporté un plus à notre travail. C’est également une occasion pour moi de demander à WHG de multiplier ce genre d’activités, parce qu’elles aident réellement la communauté », a-t-il déclaré.
De son côté, Freddy Moïse, Area Manager de WHG au Nord-Kivu, a appelé les défenseurs des droits humains formés à mettre en pratique les connaissances acquises tout au long des trois jours de formation. Il a également invité la population à éviter la propagation des messages de haine et de la désinformation, susceptibles de fragiliser davantage la cohésion sociale au sein des communautés.
« Nous pensons que les défenseurs des droits humains formés vont mettre en application toutes les matières reçues pendant ces trois jours de formation. Nous leur demandons de réellement mettre ces connaissances en pratique. Nous appelons également la communauté à s’abstenir de propager les discours de haine et la désinformation », a martelé Freddy Moïse.
Cette activité s’inscrit dans le cadre du projet intitulé « Campagne nationale de sensibilisation sur la cohésion sociale, la lutte contre les discours de haine et le renforcement des capacités des défenseurs des droits de l’homme ». Ce projet bénéficie de l’appui technique et financier de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), à travers le Bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’homme (BCNUDH). La formation de ces 25 défenseurs des droits humains constitue ainsi une étape importante dans la promotion de la protection des civils, de la cohésion sociale et de la lutte contre les discours de haine et la désinformation dans la région de Beni.