RDC : Baisse du taux de change, une bonne nouvelle qui emporte des risques économiques à la base

Taux de change

Depuis le weekend dernier, des informations sur la baisse de taux de change dans certaines villes en Rdc circulent. La nouvelle est bien accueillie par la quasi-totalité des congolais. Cependant, Me Emmanuel VUKALI, enseignant à l’Université Officiel de Semuliki à Beni pense qu’il y a un danger derrière cette bonne nouvelle.

Il s’exprime donc en sa qualité d’enseignant de cours de Réglementation de change, dispensé en L1 Droit économique et social. Il est d’avis que cette baisse n’est qu’éphémère et risque de conduire beaucoup de congolais à la perte. Ceci, pour une raison principale. La politique de change pratiquée en RDC est le système de change flottant. Cela signifie que l’organe régulateur de change en RDC, la Banque Centrale du Congo, pratique le contrôle indirect.

En clair, le taux de change pratiqué en RDC est fixé selon la loi de l’offre et de la demande. Si donc la BCC fixe un  taux quelconque à appliquer, cela n’est qu’indicatif.

Améliorer la politique économique du pays

Me Emmanuel VUKALI, conseille de quitter l’économie extravertie pour que la monnaie congolaise soit stable. Le pays importe presque tout. Car en important les biens et services, nous exportons de ce fait le peu de devises que nous détenions à l’intérieur du pays.

De même, les investissements directs étrangers pratiqués en RDC, ne sont pas satisfaisants quant à la stabilité du Fc. Ceci car le code des investissements de la RDC accorde des avantages à ces étrangers. C’est tel que le libre rapatriement de leurs bénéfices, même en devise, dans leurs pays d’origine.

Bref, cette baisse brusque du taux de change en RDC n’est que passagère. S’y fier pour libérer ses devises c’est courir un grand risque conclu-t-il. Pour que le Franc congolais soit stable face aux devises, il faudrait que la RDC donne la chance à ses nationaux d’entreprendre les activités économiques florissantes. Et ce, de façon à produire localement des biens à exporter ou que l’État lui-même assure confiance dans la gestion de ses entreprises. Ceci afin que celles-ci produisent des biens et services. Pour qu’à la fin des compte notre économie soit non dépendante totalement de l’extérieur.

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