Beni : L’auto-emploi pour la jeunesse, un long chemin et un parcours de combattant

L’AUTO-EMPLOI POUR LA JEUNESSE

Nous sommes dans une ville qui connait depuis plus de cinq ans des massacres civils. Des statistiques de la société civiles avance des chiffres autour de 4000 personnes massacrées. Cette situation expose, à cet effet, les habitants de Beni dans un état de pauvreté. En particulier la jeunesse urbaine.

Ainsi, dans le souci de se prendre en charge, certains jeunes se lance dans l’auto emploi. De l’artisanat au commerce proprement dit en passant l’agropastoral, des jeunes s’en donnent espérant à une réussite.

Cependant, il y a présence de certains facteurs qui ne favorisent pas cet épanouissement. Le premier, le manque de vision. Des jeunes entrepreneurs se lance mais sans savoir jusqu’où aller. Un deuxième facteur, le manque de stratégie. L’on peut avoir une idée, une vision mais sans savoir comment y parvenir. Un autre facteur aussi important c’est le manque d’encadrement des jeunes entrepreneurs. Il se lance dans le business mais la majorité sans encadrement. Tout se passe en autodidactie malheureusement limitée.

Pour la plupart de fois, l’Etat qui devrait encadrer ces jeunes entrepreneurs se confond en rançonneur. Ils exigent de paiement de taxes et d’impôts et parfois d’amandes qui souvent vont jusqu’à cinq fois le capital investi.

Conséquence, la jeunesse reste pauvre et sans emploi. Les quelques qui essaient de lever la tête préfèrent plus les secteurs informels. Et ainsi, ils échappent à toutes « tracasseries » des agents de l’état.

Doyen MALIRO

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